Soixante quatre garçons vivent dans un pensionnat qu'on appelle la Maison. Cloitrés, ils doivent écouter les Césars, suivre les règles et surtout ne pas grandir trop vite. Ceux qui n'obéissent pas finissent par disparaître. Pourtant, dans cet univers rude et carcéral, un espoir s'éveille : Méto.

Il y a 10 ans sortait Méto, le roman de science-fiction de Yvez Grevet. On découvrait alors un univers froid, impitoyable, mais surtout une ambiance qui prend aux tripes : à chaque réponse qu'on trouve, deux questions apparaissent...

Et aujourd'hui paraît l'adaptation en BD de l’œuvre. Et... ça claque !

meto

Méto, tome 1 - Glénat
16€90 - A partir de 12 ans

On retrouve la même histoire : Méto est un des plus grand de la maison, il doit donc s'occuper des plus jeunes. En apprenant les règles de l'endroit à Crassus, le dernier arrivé, il nous introduit à son univers : levée et couchée à heure fixe, soixante secondes entre chaque bouchée à table, ne pas regarder de travers les Césars... Il doit toujours y avoir 64 garçons, ni plus ni moins.

Et vient la scène de l'Inche. Qu'est ce donc ? C'est un jeu de balle que pratique les occupants de la maison. En deux équipes de 6, armurés, ils doivent réussir à placer une énorme balle dans les ouvertures des murs en se servant uniquement de leurs dents. Tous les coups sont permis, et aucun joueurs n'en sort indemne. C'est là que l'on comprend réellement la violence.

Et le génie, c'est que le dessin est à la hauteur de l'ambiance ! Glaçant et net, tout est carré. La seule trace de couleur vient des armures de l'Inche, rouge chair – comme si tous les muscles étaient à vif.

Et tout ça, ce n'est qu'un premier tome, une introduction qui ne fait que nous préparer à la suite... ou on espère avoir un peu plus de réponses que de questions !